Le futur passe par la prise de la Bastille !

On trouve les premiers pas musicaux avec les émois qui en découlent du groupe Bastille autour de l’année 2013, avec un premier tube « Pompeii », qui va contribuer à mettre tout le monde d’accord et les placer tout doucement mais sûrement en orbite tout autour de la constellation musicale. Après quatre longues années d’attente que l’album précédent « Doom », nous a permis de franchir de la façon la plus paisible qu’il soit, le groupe en ce 4 février est enfin de retour aux affaires avec l’album court (35 minutes hélas), mais au combien convaincant, « Give me the future », symbolisé par une pochette géométrique qui n’est pas sans nous remémorer certains logos de groupes tel que Pink Floyd ou encore Muse, où l’on peut voir transparaître une silhouette de femme au milieu d’un triangle symbolisé par diverses couleurs, qui nous donne déjà le ton sur un album qui comme son nom l’indique va nous plonger vers notre avenir rendu bien incertain depuis l’apparition de la pandémie en 2020 et ses mains confinements, avec une impression d’être enfermé tel un hamster en cage pour ne plus jamais en sortir. C’est au cours de l’été dernier que le leader du groupe anglais, Dan Smith nous avait mis l’eau à la bouche avec un excellent son « Distorted Light », conçu avec l’étroite collaboration de Ryan Tedder qui lui est aux commandes d’un groupe britpop de renom également, The One Republic, et l’on peut dire qu’à l’époque ce single allait tout à fait à l’encontre de ce que nous étions en train de vivre, vu qu’il évoquait des possibilités infinies, ce qu’il était impossible d’obtenir à cet instant T de nos vies. Depuis un second single « Thelma + Louise », est venu confirmer tout le bien que l’on pensait du retour de Bastille qui est de nouveau au taquet avec des sonorités très eighties démontrant si on devait encore le prouver que l’on reste bien ancré une bonne quarantaine après dans cette nostalgie eighties remise sans cesse au goût du jour. Outre Ryan Tedder, Bastille a décidé de partager son come-back avec le duo de la pop anglaise Bim, avec lequel il signe une collaboration sur un album qui compte 13 titres dont deux interludes, et s’est offert également les services du producteur Rami Yacoub responsable du premier tube de Britney Spears, Baby one more time, mais aussi de plusieurs titres sur le dernier album solo de Lady Gaga, Chromatica. Sur cet album, Dan Smith nous montre un nouveau côté de sa personnalité en réalisant le vidéo-clip de l’un des titres de ce nouvel opus, « No Bad Days », dans lequel le leader du groupe joue le rôle d’un scientifique qui passe ses jours et ses nuits à donner la vie à une androïde sans succès, jusqu’au tout dernier instant avec une surprise qui ne doit pas se dévoiler ici, de crainte de gâcher le plaisir des afficionados du groupe. Afin de développer et de concevoir ce nouvel effort musical, le groupe s’est replongé dans les anciens bouquins de science-fiction, pour créer un lien entre les concepts développés à l’époque par les auteurs, et leur connexion ou pas avec notre réalité, et il convient pour Bastille d’explorer la thèse que si nous avons pu éviter certains thèmes de prédilection développés par les auteurs de littérature scientifique, nous nous en sommes pris hélas en pleine tête et pas plus tard qu’en 2020. Pas question de produire pour autant, un album dont l’ADN nous plongerait dans une sinistrose ambiante, car on en a déjà assez sur le dos comme cela, et Bastille a pris ici le pas de parler de tous les sujets, qui sont certes parfois lourds de sens, mais tout en prenant le pari de s’amuser avec des synthés analogiques tout en repoussant les limites des mélodies tout en poussant au plus loin les choses sonores, avec une dextérité que Dan Smith ne se reconnaissait pas auparavant.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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