Lana Del Rey, boulimique du son ! :

Lana Del Rey, boulimique du son ! :

Dans la catégorie des chanteuses que l’on ne peut pas accuser de rester passives et de se comporter en vulgaires tires au flanc, Lana Del Rey décrocher une véritable place d’honneur car après un avant-dernier album sorti au printemps, la voici déjà avec un nouvel opus « Blue Banisters », qui devait voir le jour dans un premier temps à l’occasion de la fête de l’Indépendance des Etats-Unis, mais dont la sortie a été décalée à cette fin d’octobre pour des raisons inconnues, et du coup avec ce léger contretemps par rapport à la date de sortie planifiée dès le départ, on a déjà pu entendre sur la toile de nouvelles merveilles telles qu’Arcadia, Text book, Wildflower Widfire et Blue Banisters qui donne son titre générique à l’album. Elaboré pendant la période du confinement, ce 8ème projet de l’artiste peut être considéré comme la suite de son opus précédent « Chemtrails over the Country Club », et se veut dans la même lignée intimiste que son prédécesseur avec une artiste qui dévoile sans fards, ses ruptures, sa famille en un package de 15 morceaux produits par Mike Dean ou encore Rick Rowels. Cela donne pour résultat un album qui met en avant la voix de l’artiste, avec une réalisation très épurée pour ne pas dire minimaliste, avec toujours cette voix à la fois puissante et mélancolique qui vient se graver sur des textes forts, car Lana Del Rey n’est pas seulement une interprète de génie, elle a le sens inné du phrasé et du texte qui fait mouche à chaque fois, sans compter qu’elle fait face à la cadence infernale qu’elle s’impose depuis des années avec des projets qui s’enchaînent à la vitesse du mur du son vocal qui constitue son univers. Dix ans après l’arrivée de l’artiste dans le paysage musical avec son célèbre tube « Sad Girl Aesthetic », cette esthétique de la fille triste qu’elle n’a jamais abandonné depuis le départ continue à captiver l’attention de toute une génération, très certainement en raison du fait que Lana Del Rey a su privilégier à la musique, l’essence même de textes profonds et d’histoires qui n’ont rien de niais et telle une Amélie Nothomb, c’est à la vitesse de la lumière qu’elle nous revient désormais tous les ans, même parfois plusieurs fois sur une année, pour nous séduire d’avantage et avoir la politesse des Reines de ne jamais nous lasser.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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