La vengeance de Panic At the Disco ! :

Quatre années après le dernier album du groupe « Panic at the Disco », « Pray for the Wicked », le chanteur leader Brendon Urie revient seul à la barre afin de gratifier son public d’un septième opus intitulé « Viva Las Vengeance », et il est désormais bien clair qu’il n’y a plus lieu d’associer « Panic at the Disco » à un groupe, mais bien au projet d’un homme seul qui livre ici une parfaite biographie musicale évoquant son enfance à Las Vegas, d’où le jeu de mot trouvé pour le nom de l’album, l’amour, la célébrité, le burnout et tout ce qui s’intercale entre, le tout en une mise en bouche de 12 somptueux desserts musicaux qui a un titre près auraient pu rivaliser avec les 13 que l’on présente sur les tables de Provence à l’occasion des fêtes de fin d’année. Au niveau de la tonalité musicale, on ne va pas changer un concept qui a déjà fait ses preuves et on va conserver un concept pop-rock en guise de défouloir sans oublier la pincée de folie qui va avec. Le premier single extrait de l’album nous compte la mise en abîme faite par Brendon Urie par rapport à Las Vegas, un lieu véritablement OVNI dans lequel il n’est pas toujours aisé de contribuer à sa propre évolution. Le clip qui illustre ce single est tout aussi déjanté mais met parfaitement en évidence les prouesses vocales et la présence sur scène de Brendon Urie qui avait ravi le public de Taylor Swift en l’espace d’un duo « Me », un titre qui sentait bon la fantaisie et la légèreté tant recherchées par notre sinistre époque. Selon Brendon Urie, ce nouvel effort musical constitue le retour à l’âge de 17 ans sans mettre entre parenthèses ce qu’il est aujourd’hui avec l’affection dont il n’avait pas été gratifiée auparavant, et au départ il s’est détaché du fait qu’il était occupé à enregistrer un nouvel opus et il a tenu à garder l’honnête de son projet de manière intacte, grâce très certainement au magnétophone embarqué qui force l’introspection sans fards ni maquillages. Lors de la sortie de l’album, Panic at the Disco n’a pas manqué de gâter son public en lui offrant un concert en plein air dans le somptueux cadre du Rockfeller Plaza de New York, des afficionados qui n’ont pas manqué de réserver un très bon accueil à ce septième album studio en le hissant directement à la première place du Billboard Alternative Airplay Charts, et il faut dire qu’il renferme de nombreuses pépites telles que Local God, Middle of a Breakup Viva Las Vengeance et Don’t let the light go out pour ne citer qu’elles. L’auditeur prendra véritablement une bonne première claque musicale en parcourant cet album, comme cela devrait être le cas à l’occasion de bon nombre de nouveautés à paraître endéans les 4 prochains mois.

CHRISTOPHE COCU (627)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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