KT Tunstall ne compte pas pour des Nut ! :

Voilà déjà 18 ans que nous avons pu faire la connaissance de cette écossaise grâce à un premier album, « Eye to the Telescope », qui renfermait de grosses machines à tubes telles que Black Horse and the Cherry Tree ou encore Suddenly I see. Avec ce nouvel opus « Nut’, elle met ainsi un terme à la trilogie musicale qui avait débuté grâce à la publication de l’album « Kin’, suivi par « Wax », avec pour objectif l’exploration des parties essentielles de nous-mêmes comme le corps et l’esprit, un voyage qui est malheureusement on ne peut plus court, vu que ce nouvel opus ne renferme que 9 titres dont la durée totale dépassé à peine la demi-heure, ce qui n’empêche pas l’artiste de maîtriser son sujet avec tout le sérieux qu’on lui connaît, grâce à des atouts qui font son charme depuis le début comme une voix surpuissante qui nous semble pourtant si familière et on ne parle même pas de son jeu de guitare d’une flexibilité sans failles. Ce ne sont pas les titres « Canyons », « I am the Pilot » ou encore « Private Eyes » issus du dernier opus en date qui viendront démentir le contraire, des nouveautés dans le répertoire de KT Tunstall que le public belge pourra découvrir sur scène à dater du 21 février 2023, sur la scène de l’Ancienne Belgique.

Pour en revenir au titre un peu étrange de l’album, « Nut », il a été inspiré par le fait que l’artiste a grandi en Ecosse et là-bas, lorsqu’une personne perdait son sang-froid, on luit disait qu’elle perdait sa noix, que l’on traduira ici par Nut. On peut extrapoler en affirmant que « Nut » désigne aussi le terme graine et sur la pochette du dernier album, on découvre une KT Tunstall qui nous démontre que ce que nous avons dans le cerveau constitue un jardin qu’il faut cultiver tous les jours en éloignant les mauvaises herbes du gazon. Par le biais de son dernier single en date « Canyons », l’artiste nous offre un texte qui décrit la psychologie du cerveau semblable à un canyon, tout en mettant en parallèle le développement des identités uniques par les humains et la façon dont la nature évolue tout en se façonnant à son image au fil du temps. Par le biais du single « Nut », KT Thunstall nous dévoile son évolution personnelle, mais aussi notre façon à nous d’évoluer à travers la répétition de comportant et d’expériences vécues. Vu le sérieux du sujet développé à travers cet album qui met un terme ainsi à une trilogie qui a débuté depuis 2016 maintenant, on échappe à des titres se reconnaissant commerciaux, ce qui n’empêche pas qu’ils soient démunis d’une énergie débordante et dansante, avec une majorité de chansons produites par Martin Terefe, avec une KT Thunstall qui reste à la barre et qui maintient le cap, en poursuivant son travail d’auteur-compositeur-interprète, et toujours sans tomber dans le pathos alors que les sujets abordés auraient pu conduire à ce type d’album où le contenu invite à l’angoisse et à la mélancolie austère, invitant ainsi l’auditeur à aller vite se chercher un anti-dépresseur après avoir écouté l’album dans son entièreté . Non, ici que du contraire on fait le plein d’énergie grâce au premier titre qui ouvre ce nouvel opus et on garde le cap grâce aussi à une voix superposée façon Kate Bush-Jane Siberry, afin d’atteindre un relief qui sied si bien à l’ensemble des 9 titres présents sur l’album.

CHRISTOPHE COCU (670)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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