Joe Satriani, le Roi de la Jungle ! :

Comme bon nombre d’artistes, Joe Satriani n’échappe pas à la règle qui prévaut en matière de confinement forcé, à savoir que créer est la meilleure chose à faire que de sombrer et c’est pourquoi le successeur de « Shapeshifting » arrive déjà dans les bacs en ce mois d’avril, et éloigne de plus en plus le prof de guitare pour Steve Vai entre autre de son premier métier pour déjà un 19ème opus qui nous parle d’éléphants sur Mars, histoire de nous désintoxiquer du moins pour cette année, des lapins de Pâques, car il faut dire que ces pachydermes dont la conscience est des plus développées, pourraient nous surprendre s’ils tentaient l’option de survie sur la planète rouge. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, ce brave Joe a fait de nouveau appel à ses musiciens de scène, à savoir le bassiste Bryan Beller, le claviériste Rai Thisletwayte et le batteur de session Kenny Aronoff et comme bon nombre d’albums du moment, ce nouvel opus a été mis au point de façon particulière vu que Joe Satriani a dans un premier temps composé les nouveaux titres dans son coin avant de les transmettre à ses disciples musiciens qui par la même occasion, ont moins ressenti la pression pouvant exister quand un travail de création se fait en studio. En dépit de conditions spécifiques d’enregistrement, la patte du grand Joe ne s’est pas égarée et on reconnaît directement à qui on a à faire , avec une variation dans les thèmes musicaux proposés vu que l’auditeur évoluera dans des ambiances funk, jazzy, électroniques, même symphoniques, pour nous livrer un véritable patchwork pour lequel il est bien difficile de classifier l’ensemble. A la production, on retrouve le grand et fidèle Eric Caudieux, qui a su composer avec les facéties de son comparse Joe Satriani et qui en sa qualité de Grand Prince, a tenu à ce que rien ne soit coupé au cours du mixage de ce nouvel effort musical, s’essayant lui-même à des innovations de feu de Dieu, comme des changements d’accords, des ajouts d’accents issus d’Orient, l’ajout d’un choeur féminin et même Ned Evett, guitariste de son état qui a même été convié à placer quelques vocaux. Ce nouvel opus marque également une nouvelle collaboration entre le célèbre guitariste et le label earmusic qui appartient au groupe Edel, tandis que le clip du premier single « Sahara », a été réalisé par le fils de Joe Satriani en personne. Avec ce 19ème opus, Joe Satriani a voulu démontrer que la conception d’un album instrumental peut être mixée avec des tas d’éléments créatifs et divertissants, ce qui déconcertera très certainement le public dont la pensée en la matière reste unique, mais qui fera très certainement de ‘The Elephants of Mars », l’un des albums majeurs de Joe Satriani, au travers de 14 nouvelles compositions qui ne laisseront pas l’auditeur de marbre.

CHRISTOPHE COCU (670)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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