Je vous salue, LP pleine de grâce ! :

Nous avions quitté, Mademoiselle LP en 2018 avec sa participation au dernier album de Mylène Farmer « Désobéissance », avec un clé un superbe duo entre les deux artistes, « N’oublie pas », clippé par Laurent Boutonnat qui faisait pour l’occasion son retour derrière la caméra, avec un rendez-vous manqué sur la scène de l’Arena en 2019 entre les deux grandes pointures car à ce moment précis, LP était enrôlée dans une tournée en Russie et pour des questions d’agenda, n’a pas pu rejoindre Mylène Farmer sur scène. Pendant ces trois longues années, LP n’a pourtant pas chômé tout en ayant reçu les honneurs de Céline Dion qui pour « Change my mind », s’est inspirée d’une chanson qui faisait partie du catalogue de LP, qu’elle s’était réservée pour elle mais comme tout le monde n’a pas l’honneurs d’avoir les grâces d’une grande artiste telle que Céline Dion, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre. Ce dernier album était prêt depuis longtemps et pour l’artiste il lui manquait une ou deux chansons pour parachever cette nouvelle oeuvre, mais comme bon nombre de personnes, la pandémie vient tout remettre en question et par conséquent l’artiste s’est recentrée sur elle-même pour se remettre à la composition de titres supplémentaires, ce qui en fait une des artistes les plus généreuses du moment car rares sont les artistes qui de nos jours, proposent encore 16 titres à leur public, avec la particularité que le dernier morceau « Poem », a été conçu sur base des 15 autres titres pour en faire ainsi une sorte de relecture. Le titre de cet album, elle le justifie par sa volonté de démontrer au monde, l’expérience qu’elle a pu vivre dans certains pays où il lui était demandé de porter un couvre-chef afin de pouvoir pénétrer au sein d’une église, ce que LP n’a jamais fait, car selon elle il n’existe pas qu’une seule façon de vivre sa religion et croyances, et jamais personne ne va lui dicter sa façon de voir les choses sur la question. Au départ, LP pensait même faire de cette chanson un single, mais même si ce n’est pas le cas elle réclame l’attention des gens par rapport au message qu’elle tente de délivrer. Via le titre, « When we touch », qui est en fait la dernière chanson composée à l’occasion de ce nouvel opus, LP a voulu décrire ce que son public et elle en l’occurrence allaient pouvoir bien ressentir en remontant sur une scène après tant de mois de séparation avec un milieu culturel en berne. La rupture amoureuse fait également partie des thèmes exploités sur ce nouvel opus, mais pour ce faire LP ne s’est pas voulue pleureuse mais prend le contrepied avec un second degré bien mis en évidence sur Goodbye, car ce nouvel opus même s’il renforme bon nombre de thématiques plus sombres, il n’en n’est pas moins réalisé dans une forme de bienveillance qui fait chaud au coeur, et même malheureuse en amour du moins actuellement, LP se rattrape avec ses amours en mode amitié se dévoilant grâce au titre « Safe Here », elle qui est souvent taxée de façon débile de sortir avec des personnes, rien que pour le fait d’être inspirée au niveau de ses textes. La rupture avec sa dernière fiancée du moment est encore évoquée à travers le titre Rainbow, une chanson on s’en doute plus douloureuse à interpréter que d’autres, surtout quand l’amour de votre vie prend autant de place que celle accordée à l’amour pour vos parents, mais là aussi on clôture le tout sur une note d’espoir et de pardon, pour ne pas tomber dans le pathos et avec la volonté de mettre au point des compositions qui n’ont jamais été entendues auparavant et pourtant on sait parfaitement que de nombreuses thématiques autour de l’amour et de ses déboires ont déjà été abordées maintes fois, mais ce qui fait la force et le talent de LP, c’est que bien souvent elle écrit des histoires de rupture bien avant la fin d’une relation, lui donnant ainsi le plaisir sadique de déjà se préparer à vivre dans le futur, une évocation musicale d’un instant de bonheur devenu une triste réalité à digèrer. L’amour est toujours bien présent sur « Body », qui contrairement à la traduction que l’on pourrait en faire, ne se veut pas une acceptation de son propre physique même si LP se dévoile de façon généreuse sur la pochette de son dernier album, mais bien le fait d’être en manque d’amour dans ce qu’il a de plus physique au niveau de l’acte. Difficile pour LP de composer un album intitulé « Churches », sans y inclure un titre dénommé « Angels », un titre très lyrique qui nous donne une bonne bouffée d’émotions, comme s’il avait été composé pour chanter à l’intérieur d’une cathédrale, et cinq ans après son plus gros hit, « Lost on you », LP démontre qu’elle est bien présente dans le paysage musical et qu’il faudra toujours compter sur elle dans les années à venir. Si vous n’allez pas à la Messe de Minuit cette année, laissez vous tenter par un passage dans l’Eglise de LP !. Vous vous y confesserez avec bonheur !.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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