Figures de Styles pour Harry ! :

Âgé aujourd’hui de 28 ans, c’est dès l’âge de 16 ans qu’Harry Styles fait littéralement ses débuts dans le monde de la musique, avec une participation aux auditions de la soeur jumelle de The Voice, l’émission The X Factor, au terme de laquelle il va se retrouver associé à quatre acolytes pour former le Boysband One Direction, avec une place assurée sur la troisième marche du Podium et une carrière longue de cinq années avec ses compagnons de jeux qui ne connaîtra aucun répit et qui flirtera toujours avec un succès largement reconduit au fil des albums et des tournées qui vont suivre ces derniers, mais comme dans toutes les histoires de Boysband vient le moment où il faut se séparer afin de ne pas se retrouver enfermé dans une prison dorée, tout en étant incapable de démontrer ce que l’on est apte à faire seul de son côté et c’est donc en 2016 qu’Harry Styles range la poule aux oeufs d’or et remet sa carrière en jeu grâce à un premier album solo qui sort un an plus tard, sans certitude aucune que l’artiste pourrait encore être suivi par un public qui n’a cessé de l’aduler et à le placer là où il se trouvait à l’époque. Tandis que ses anciens comparses pédalent dans la choucroute en s’essayant à divers aventures musicales, Harry Styles pour sa part, opère un véritable virage à 360 degrès pour se la jouer plus rock and roll, sans oublier de parsemer ce dernier, d’effluves pop et si son premier effort solo joue encore la prudence, Harry Styles montre au moins ce qu’il a vraiment dans le ventre tout en dépeignant les véritables couleurs de la musique qu’il cherche à défendre, mais l’essai est pour sa part transformé et démontre que le parcours de Styles qu’il soit en groupe et/ou en solo, est plus que grandiloquent. Profitant d’un succès en poupe, l’artiste en profite pour faire ses premiers pas au cinéma dans la même année, et on le retrouve dans le film Dunkerque de Christopher Nolan, avec certes un rôle que l’on peut qualifier de secondaire, mais assez marquant pour qu’il se fasse aduler dans ce domaine aussi, d’ailleurs le septième art semble ne plus savoir se passer de lui, vu que l’on pourra encore le retrouver à la rentrée prochaine et cette fois dans un rôle principal, à l’occasion du film réalisé par Olivia Wilde, « Don’t worry Darling », mais aussi dans le film « My Policeman  » de Michaël Grandage. L’an dernier, on avait pu l’admirer également dans la scène post-crédit du film « Eternals », inspiré de l’oeuvre de Marvel, aux côtés d’Angelina Jolie. Musicalement, la sortie d’un second album appuie définitivement la notoriété de l’artiste quand il se la joue solo, et le magazine Rolling Stone classe même ce second opus parmi les 500 meilleurs albums qui comptent et ce toutes époques confondues, avec en prime des débuts prometteurs également en tant qu’égérie pour la marque Gucci, bref Styles est partout et cela n’échappe à personne. Composé en plein confinement, le troisième opus qui sort en cette fin de mai, n’a pas été conçu dans le but de surfer à nouveau sur la vague du succès et pour Harry Styles, la pression de ne pas transformer la suite de ses aventures musicales en véritable nouveau triomphe, a littéralement disparu. Parmi les thèmes abordés en 2022, on retrouve la métamorphose, la solitude, la mélancolie, l’appartenance, la quiétude et la quête d’un chez soi, pas forcément mobilier mais surtout intérieur. Ce troisième opus coïncide également avec une oeuvre qui se veut pour la première fois plus personnelle, pas très étonnant lorsque l’on sait que les périodes que l’on vient de traverser, invitaient surtout à l’introspection en raison du repli sur soi forcé et non-voulu. Niveau musical, Harry Styles lance toujours autant d’appels de phares aux artistes qu’il apprécie, tout en développant de plus en plus son propre univers qu’il parfume d’essences façon eighties, indétrônables à souhait. Bref, Harry’s House est très certainement l’album de cette fin de mois de mai, et garant d’un nouveau succès sans failles pour l’artiste qui transforme une fois de plus, l’essai avec succès.

CHRISTOPHE COCU (670)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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