Défense des femmes, cheville au Grand Corps !.

Défense des femmes, cheville au Grand Corps !.

Après des années consacrées au cinéma avec Patients et La vie scolaire, le tout émaillé par un best-of regroupant ses meilleurs titres, Grand Corps Malade est de retour sur la scène musicale depuis le 14 septembre dernier, par l’intermédiaire d’un nouvel album « Mesdames », seule chanson par ailleurs interprétée en solo, tandis que les autres constituent des duos avec des pointures telles que Louane, Véronique Sanson, Laura Smet, pour ne citer qu’elles. Si on veut résumer ce nouvel effort musical, on peut le décrire comme un homme qui s’insurge de la façon dont la condition de la femme est bafouée dans le monde, et qui tend à faire passer le message et tout y passe des inégalités salariales aux scandales sexuels qui ont secoué le monde ces dernières années.

Le sublime texte « Mais je t’aime », grâce auquel il effectue son retour n’est pas de lui mais bien de Camille Lellouche que l’on connaît plus en tant qu’humoriste sur les plateaux de l’émission « Quotidien », où elle pastichait également des artistes connus par le biais de fausses interviews. Camille avait déjà écrit la mélodie du morceau, ainsi que sa partie chantée, quand Grand Corps Malade est tombé sous le charme de ce titre et avec le talent qu’on lui connaît , s’est amusé à improviser dessus, car Camille avouera plus tard que sa chanson n’était pas tout à fait terminée et qu’il est venu en sauveur, sublimer le tout. Concernant les autres interprètes du disque, Grand Corps Malade les a rencontrées sans avoir d’idées précises de ce qu’elles allaient pouvoir interpréter en sa compagnie et après maintes discussions les idées ont commencé à fuser et l’ensemble s’est construit peu à peu. La seule qui au final ne chante pas dans ce nouveau CD, c’est Laura Smet, la fille de feu Johnny Hallyday, dont le métier principal s’oriente surtout vers le cinéma, mais la façon dont elle narre le texte « un verre à la main », nous restitue la magie musicale en cinémascope.

Le seul morceau interprété en solo par Grand Corps malade et qui donne son titre à ce nouvel album, est un hommage aux grandes dames qui ont fait l’histoire du monde, mais aussi un remerciement aux femmes anonymes qui n’ont eu de cesse de défendre leur cause avec détermination.

CHRISTOPHE COCU (335)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

Share

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire