Chrissie Hynde, l’hommage à Dylan ! :

Chrissie Hynde, l’hommage à Dylan ! :

Un an à peine après la sortie du dernier album des Pretenders, Chrissie Hynde s’attaque au répertoire méconnu de Bob Dylan, grâce à son album de reprises, « Standing in the Doorway », après avoir subi comme beaucoup de ses compatriotes artistes les affres du confinement, grâce à l’aide de James Walbourne, le guitariste des Pretenders et du producteur Tchad Blake, qui a déjà fait profiter de son expérience des pointures comme Fiona Apple ou encore Paul Mc Cartney. L’idée de cet album lui est venue en écoutant l’un des derniers titres de Bob Dylan, « Murder Meet Foul », qui lui a permis grâce à ce goût prononcé qu’il a pour le second degré de se sentir mieux et par conséquent elle a voulu en faire profiter le plus grand nombre, en contactant son guitariste et en s’exclamant, allons-y c’est le bon moment pour le faire. Contrairement à Hugues Aufray qui s’était déjà essayé plusieurs fois et avec succès à l’exercice bien difficile de la reprise, Chrissie n’a pas puisé dans les textes et les tubes les plus connus qui ont fait le renom de l’artiste, mais a voulu s’attaquer à ce que l’on nomme dans le jargon musical, aux faces B telles Infidels, Blood on the tracks, Time out of mind, Blind Willie Mc Tell, tout en s’entichant d’une relecture de haut vol de Shot of love, et propose ainsi une palette de 9 titres, préférant le qualitatif au quantitatif, et l’auditeur ne sera pas floué en chemin car cela sent véritablement le grand art, et après une première expérience solo grâce à l’album Valve Bone Woe Ensemble, Chrissie Hynde démontre qu’elle excelle tant sur des projets liés à son groupe fétiche que sur des concepts artistiques plus personnels. Ici le pari en est même relevé jusqu’à son paroxysme car il n’est pas aisé de s’accaparer la voix de Dylan, surtout quand tout comme Chryssie on a un timbre vocal surpuissant, sans compter que les titres sélectionnés en guise de reprises font la plupart écho aux années eighties au cours desquelles ils n’eurent pas un accueil tonitruant de suite, mais comme très souvent c’est dans la valeur des années que l’on reconnaît souvent une oeuvre de génie, après être passé tout bonnement à côté et c’est justement la magie de certains albums de reprises qui nous repositionnent dans ce qu’il ne fallait pas louper et avoir impérativement dans sa cédéthèque.

CHRISTOPHE COCU (425)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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