Charli XCX ne connaît pas le crash ! :

Véritable boulimique de travail, Charli XCX n’a pas donné à son public le temps de se remettre depuis son premier album renfermant son véritable premier gros succès « Boom clap », cette précipitation serait également motivée par la volonté de l’artiste de mettre fin avec ce 5ème opus à son contrat qui liait celle-ci jusqu’à présent avec la maison de disques « Atlantic Records’, qu’elle accuse d’avoir manipulé son image, tout en réalisant un blocus par rapport à la sortie de ses titres qui par conséquent ne sont pas sortis au cours des périodes pour lesquelles ils étaient officiellement prévus, mais cela ne veut pas dire pour autant que Charlie XCX a bâclé son ouvrage comme si elle n’en n’avait plus rien à cirer, et pour son retour elle a même opté pour s’entourer de guests comme Christine and the Queens qui après Indochine et un 3ème sexe revisité, retrouve la reine de la pop pour le titre « New Shapes », qui est en fait un trio car il ne faut pas oublier non plus Caroline Polache dans l’histoire , ainsi que Rina Sawayama pour le single « Baby ». Ce nouvel opus qui se veut également un porte-drapeau des valeurs féministes, tout en cherchant à démontrer comment les grosses maisons de disques peuvent traiter les jeunes stars de la musique sans le moindre scrupule, a été produit par la crème de la crème et c’est pour cela que l’on retrouve aux commandes de ce dernier, Digital Farm Animals et Oscar Holter qui ont déjà fait les beaux jours de Dua Lipa et The Week-End, Justin Raisen et Ariel Rechtshaid. Cette concentration de grosses pointures permet ainsi à Charli XCX d’explorer la pop à travers des sentiers qu’elle n’avait jamais pratiqués auparavant, tout en conservant des bases nostalgiques solides qui nous ramènent aux vielles bonnes années 80’s, tout en n’oubliant pas de faire un clin d’oeil à ce qui se faisait de mieux en matière d’Eurodance pour la période comprise entre 90 et 2000. Bien entendu, l’album fait également une place de choix aux plages plus introspectives pour lesquelles la jeune artiste semble déjà se remettre en question, tout en flirtant avec l’autodestruction, et nous livrer ainsi une véritable mise à nu par le biais de laquelle elle parvient à nous dépeindre ses fragilités et ses blessures, à l’instar de la pochette de l’album cuvée 2022, où il semble que l’artiste se soit inspirée du film « Titane », qui remporta l’année dernière la Palme d’Or à Cannes, où l’on voit Charli XCX, se jouer de son côté glamour en prenant des postures de gravure de mode sur une voiture, avec le front ensanglanté avec comme message subliminal : « certes ce métier d’artiste a de belles choses à m’offrir et m’a déjà donné beaucoup, mais il m’a aussi provoqué pas mal de déconvenues ». Un album qui tombe vraiment à point en ce début de printemps qui annonce le retour progressif du public sur les pistes du dancefloor.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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