Cat Power réconcilie le monde avec ses reprises ! :

A peine la rentrée musicale version hivernale entamée, on tient déjà entre les mains, l’un des cadeaux à faire lors de la future Saint-Valentin grâce à cet album Covers que l’on doit à Cat Power, qui vient ainsi compléter le triptyque démarré avec l’album « The Covers Record » et Jukebox. Cinq années après son dernier opus, Cat Power nous propose de nous replonger dans les grands standards d’artistes comme The Pogues, Iggy Pop, l’incontournable Lana Del Rey ou encore Nick Cave, pour ne citer que les principales pointures et ne pas dévoiler non plus tout le contenu de cet album dont le thème principal est l’amour qui devrait guider cette nouvelle année à venir après les deux derniers cycles tant chahutés que nous devons venir, un amour qui revêt plusieurs formes sur ce CD avec en guise d’apéritif et pour démarrer l’album en trombes, la reprise de Bad Religion, ayant pour thème le coming-out d’un artiste qui évolue dans le milieu du rap peu habitué à ce genre de révélation, et l’on ressent bien à travers ce titre qu’il est perdu et qu’il ne sait pas comment s’y prendre pour dépeindre ce qu’il ressent tout en sortant de sa perdition. L’amour c’est aussi celui que l’on ressent toujours vis-à-vis d’un être cher que la vie nous a enlevé et grâce à la reprise de Billie Holiday « I’ll be seing you », Cat Power rend hommage à son ami et producteur Philippe Zdar, disparu tragiquement voici déjà trois ans, avec lequel elle avait collaboré entre autre sur le fameux titre « Sun », une façon pour Cat Power d’aller à la rencontre des ces personnes qui sont passées un jour de l’autre côté et qui grâce à la musique, renouent avec nous le dialogue depuis l’au-delà afin de démontrer que les liens ne sont pas défaits. Le point commun entre toutes ces reprises outre l’amour qu’elle dégage, est très certainement la nostalgie mais pas larmoyante que du contraire, surtout une épaule rassurante qui nous enveloppe à l’intérieur d’un doux cocon ouaté , un refuge qui nous fait du bien en ces temps où la crise sanitaire a pris le pas sur nos rêves et nos aspirations, et pour nous emmener en voyage au pays des reprises, Cat Power tout comme en 2008, a su s’entourer de la complicité du multi instrumentiste Erik Paparazzi et d’Adeline Jasso à la guitare et à la basse, tandis qu’Alianna Kalaba assure la partie percussions, car ce que l’on retiendra surtout de ses reprises, c’est qu’elles ont le charme du dépouillement musical le plus absolu, car quand la voix de Cat Power qui n’a rien à envier à celle de Bob Dylan tient bien la route au cours de 12 standards revisités, que demander de plus. Si la conjoncture actuelle permet une tournée, ce sont les mêmes musiciens qui devraient accompagner l’artiste pour de futurs concerts. Quand on demande à Cat Power de se justifier sur le fait qu’elle base sa carrière essentiellement sur des reprises, alors qu’elle dispose d’assez de talents pour créer ses propres oeuvres inédites, l’artiste explique qu’elle éprouve le besoin d’entrer en connexion avec ses semblables, un façon très certainement de leur démontrer qu’elle apprécie leurs oeuvres, tout en faisant de ce Covers, son album le plus abouti du genre et de loin.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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