Calogero s’offre un second passage au Centre Ville ! :

Dans sa carrière d’artiste, Calogero se souviendra encore longtemps de cette maudite année 2020 qui nous a apporté la pandémie et qui a mis pas mal de ses projets à mal, car l’industrie musicale a pas mal morflé en ces temps plus que perturbés. Artiste de tous les combats par le biais de nombreux textes, on pense notamment à « Un jour au mauvais endroit », dédié aux violences de certains quartiers de banlieue, à « Yallah » en hommage à Soeur Emmanuelle, « Au portrait », relatant l’histoire d’un enfant brisé se raccrochant à sa mère qu’il aimait tant par un dessin d’elle qu’il trace de mémoire, etc…, Calogero ne se doutait certainement pas qu’il allait devenir le premier artiste de la génération Covid-19 à rendre hommage aux infirmières qui depuis ne se font plus applaudir dans les rues avec un texte poignant « On fait comme si », car il faut bien continuer à survivre face à la maladie qui trace un sillon de victimes, auquel nous n’avions plus été habitués depuis longtemps, et cette chanson reste un sacré coup de boost face à l’adversité. Déjà pétri d’émotions lors de son passage à la cérémonie commémorant les victimes des attentats de Nice, à l’occasion de laquelle il avait interprété « Les feux d’artifice », extrait de l’album du même nom, Calogero dans l’interprétation de cette nouvelle chanson, dégagera la même gravité et une sobriété sans bornes, qui feront de cette chanson un succès immédiat en dépit d’un marché du disque victime des nombreuses fermetures de magasins et/ou d’un passage limité à l’intérieur de ces derniers pour raisons de sécurité. A l’époque seul Thomas Dutronc parvient à sortir son album avant que le couperet ne tombe et Calogero n’échappera pas à la règle qui veut que bon nombre d’albums seront reportés voire ajournés jusqu’en 2021 pour ces mêmes raisons. Au cours de l’été 2020, il retente tout de même le coup avec un second single plus nerveux dont le sujet principal est la rumeur et Dieu sait si ce satané virus fut le spectre de bon nombre de fausses théories sur le sujet et ici Calogero profite de l’occasion pour généraliser la rumeur à d’autres faits de société, voire à ses propres expériences de vie. Au cours de ce même été, l’espoir renaît un peu car les premiers vaccins commencent à être disponibles et on pense que ce n’est plus qu’une question de temps pour sortir de l’ornière mais c’est loin d’être le cas vu que fin octobre de la même année, un nouveau confinement prend place et s’installe jusqu’au 13 décembre, ce qui pousse Calogero à revoir la date de sortie de son album Centre Ville qui sort finalement en décembre en lieu et place du mois de novembre mais qui doit faire face à de fortes concurrences car décembre est généralement synonymes de grosses productions avant les fêtes de fin d’année et Calogero retrouve à ses côtés des « adversaires » qui sont loins d’être des débutants vu que l’on retrouve dans les bacs, les nouvelles galettes de Mylène Farmer, Gims, Indochine, Jane Birkin ou encore Vincent Niclo, pour ne citer que ces artistes. En dépit de conditions difficiles, les premiers chiffres des ventes de l’époque commencent à tomber et on retrouve comme trio de tête, Mylène Farmer, Indochine et Oh belle surprise, le bienheureux Calogero, qui est le seul à se retrouver si bien classé avec un album neuf, là où ses deux collègues ne reviennent qu’avec des best-of, mais bon vu qu’ils tiennent le crachoir depuis des années, pas étonnant qu’ils se retrouvent encore au sommet des charts de l’époque, tout en précisant que les progressions des ventes d’albums connaissent un frein depuis mars 2020 pour les raisons évoquées ici plus haut et par conséquent on peut dire que Calogero s’en tire plus qu’avec les honneurs, tout en ayant Benjamin Biolay à ses côtés pour deux titres, qui lui a aussi a réussi un véritable exploit au vu de la conjoncture avec son album « Grand Prix ». En ce mois de septembre, Calogero revient avec une version améliorée de Centre Ville, car oui maintenant pour l’industrie du disque il est coutumier d’offrir aux meilleurs vendeurs d’albums, une seconde voire troisième réédition de leurs oeuvres discographiques. Après 150.000 ventes du premier jet, Calogero est donc plus que bien placé pour avoir cette faveur et va retrouver Zazie qui lui avait écrit les textes de l’album « Pomme C », pour un titre inédit « le fil de fer », qui dénonce les conflits armés qui déstabilisent notre quotidien, mais également Aldebert avec lequel il nous offre le duo « Double Papa », Cyril Mokaiesh pour « La Rosée » et Rufus Wainwright pour « Le temps ». Côté des reprises, Calogero nous gratifie de celle de Julien Clerc, grâce au titre « Utile’ et d’Alain Chamfort avec Manureva. Calogero propose également dans le cadre de cette nouvelle version, une versio piano-voix de « C’était mieux après », une démo du titre « L’amitié » et la maquette de « L’Instinct », l’une des nouvelles chansons écrites en 2020 pour Florent Pagny, qui n’aura pas beaucoup l’occasion de défendre ce second album en collaboration avec Calogero pour les raisons que l’on connaît. Bien entendu, on retrouve sur cette réédition, les 12 titres d’origine qui composaient l’album Centre Ville dans son format d’origine. Bref, de très chouettes cadeaux bonus offerts au public, qui ne feront qu’asseoir les records de vente de cet album qui une fois de plus a fait mouche dans le coeur de nombreux fans.

CHRISTOPHE COCU (670)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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