Bruno Mars se métamorphose en Silk Sonic ! :

Bruno Mars se métamorphose en Silk Sonic ! :

Il faudra se faire à l’idée mais oui 4 années après la sortie de l’usine à tubes « 24k Magic », Bruno Mars n’existe plus en sa qualité d’artiste solo mais désormais il faudra le prénomme, Mister Silk Sonic, depuis qu’il a fondé un groupe en collaboration avec Anderson Paak, la seule chose qui ne change pas c’est le nombre de titres défendus sur ce nouvel album, qui ne sont qu’au nombre de 9, car on sait l’artiste brillant mais surtout soucieux et qui s’en plaindrait de l’aspect qualitatif que quantitatif. L’amitié entre les deux hommes remontent à 2016, après qu’ils se soient rencontrés à l’occasion de la tournée orchestrée des suites de la sortie de l’album précédent de Mars, et à l’occasion de laquelle Paak faisait les premières parties de Bruno Mars, et il semble que la sauce est prise directement vu qu’à peine une semaine après leur première rencontre, les deux hommes travaillaient déjà ensemble sur des morceaux qui dès le départ, relevaient surtout du second degré et à ce stade on ne parlait pas encore de se pencher sur l’ébauche d’un premier album de groupe. Ici on est loin de l’album hommage à Michaël Jackson que Mars avait tenté de concevoir non sans un certain brio grâce à « 24k Magic », et les afficionados qui pensaient à nouveau faire des sons de cabris en écoutant les nouvelles compos de Silk Sonic, en seront pour leur frais car ici on flirte avec un style dit de « Philly Soul », une catégorie de Soul Music qui se produisait surtout dans le courant des Seventies et qui se distingue par une richesse des arrangements en matière d’orchestre et c’est certainement pour cela que Silk Sonic a décidé de collaborer avec Larry Gold, producteur et violoncelliste de son état, qui est venu sublimer le premier titre de cet album, le tubesque et pourtant moins évident à la première écoute , comparé à d’autres singles de Mars, j’ai nommé « Leave the door open », et la porte aucun soucis la concernant, elle est bien restée ouverte sur le monde, de sorte que ce titre s’est hissé au printemps dernier à la tête des charts, gratifiant Bruno Mars d’un huitième numéro un consécutif, ce qui n’était par contre jamais arrivé à son complice Paak. Ce succès peut s’expliquer en dehors bien entendu du talent des deux complices, par le fait que surfer sur la vague nostalgique est très certainement le moyen le plus direct de toucher au coeur, un maximum d’auditeurs de tranches d’âges différentes et qui se reconnaissent dans les groove d’une époque, qui même si elle n’a pas été vécue par certains auditeurs, ne les gratifie pas pour autant d’indifférence au son d’une époque car comme le disait l’autre en son temps, quand la musique est bonne, elle le reste. Pour tenter de mettre toutes les chances de leur côté avec ce nouveau projet, Silk Sonic a su s’entourer de la plus belle des manière en s’offrant les services de cette pointure de Bootsy Collins, l’une des légendes du Funk qui a supervisé l’ensemble de la conception de l’album , tout en s’offrant le plaisir d’apparaître sur le titre « After Last Night ». Bref, tout cela pour dire que Mars même au nom transformé, réussit une fois de plus à faire mettre au coup de barre, un genou à terre et ne dément son succès planétaire même en adoptant un autre style musical, avec pour seul bémol, un album bien trop court !.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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