Biolay, la formule 1 du prochain Grand Prix :

Biolay, la formule 1 du prochain Grand Prix :

On a beau être un chanteur de grand talent et avoir 8 albums à son actif, on n’est pas forcément homme à avoir eu la chance de passer en radio et d’aligner des titres populaires sur les ondes, même si cela ne semble pas déranger Benjamin Biolay, qui avoue ne pas aimer ces tubes habillés pour les ondes grand public. Bien malgré lui, il pourrait bien changer la donne avec son nouveau single « Comment est ta peine ? », qui a déjà récolté plus d’un million de vues sur internet, et qui a toutes les sonorités requises pour constituer le véritable premier tube radiophonique d’une longue carrière.

Le titre de l’album a été choisi en hommage au pilote Jules Bianchi qui a trouvé la mort lors du Grand Prix du Japon de Suzuka, et comporte des compositions qui font référence au monde automobiles, telles que « Comme une voiture volée », « La roue tourne », « Ma route », etc….. . C’est en outre un hommage à l’ensemble des pilotes automobiles qui ont eu des destins tantôt remplis de maintes joies, tantôt de malheurs divers. Pour l’artiste, la course automobile revêt aussi la trajectoire de nos amours, pouvant à la fois aller très vite, brûler sur l’asphalte et nous faire sortir de piste.

L’objet musical qu’il nous propose depuis le 26 juin dernier est également très esthétique dans sa présentation et mérite que l’on en fasse l’acquisition physique tant les chansons sont illustrées par des auteurs de bandes dessinées dont la renommée n’est plus à faire et qui permet ainsi de combiner deux mondes culturels. La pochette où il est assis sur un véhicule au bord d’un grand circuit, n’est pas non plus sans nous remémorer des films prestigieux tels le Mans 66. Il nous propulse également dans la société de divertissement des fifties/sixties où tout était possible, comme voir les légendaires Fab Fours remettrent un prix sur le podium de Monaco.

Pour ce fabuleux travail tant esthétique que musical, Benjamin Biolay s’est en outre entouré de pointures de renom comme Pierre Jaconelli qui a déjà travaillé avec Pascal Obispo, et à l’écoute de ce dernier opus on a véritablement l’impression d’écouter le fruit d’un véritable musicien qui a la patte des grands tels Souchon et Thomas Dutronc, à cent lieues des productions surfaites du moment. Cela donne à l’ensemble un ton très classieux tout en étant accessible.

Bref que vous soyez pilote de formule 1 et/ou simple conducteur, n’hésitez pas à glisser dans votre auto-radio, ce fabuleux opus qui donne aux amours mélancoliques et mortes, le doux parfum symphonique made in quality.

CHRISTOPHE COCU (331)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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