Beyoncé, de retour là où personne ne l’attendait !

Quand on s’appelle Beyoncé et que l’on n’a plus rien à prouver, on peut se permettre de sortir un nouvel album en plein été, alors que l’on sait parfaitement que la période n’est pas propice à l’accueil des projets musicaux car l’auditeur a autre chose en tête comme le soucis de partir en vacances après deux années perturbées. En même temps, on sait déjà que Queen B a bien l’intention de publier et on le suppose avant la fin de cette année, deux nouvelles productions afin de démontrer à qui en douterait encore que la pandémie n’a pas affecté sa création, même si nous n’avions plus de nouvelles d’elle depuis son projet Lemonade, une collaboration commune avec son compagnon Jay-Z et une apparition sur la bande-originale du Roi Lion de Disney dans sa version hors dessin animé, avec un pari fou celui de succèder à Elton John qui était parvenu à sublimer la bande-son du premier projet pour le cinéma. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’artiste n’ a pas pris le public et les médias de court en allant installer directement son nouvel album sur les plateformes le jour même de sa sortie, leur faisant ainsi l’immense surprise d’un retour qui n’avait pas été officiellement annoncé, car ici que du contraire le projet est prévu pour une commercialisation bien précise et il aura fallu la bourde d’une vendeuse qui avait placé l’album en rayons deux jours avant sa sortie pour le découvrir enfin du moins la pochette avec un peu d’avance, sans parler bien entendu des sempiternelles fuites du net qui n’ont pas manqué de déclencher la colère de son public qui aurait patienté jusqu’au jour J, avant d’en prendre connaissance tout en montrant du doigt ces mises en ligne anticipées d’une oeuvre, surtout quand celle-ci est attendue depuis aussi longtemps, surtout qu’ici Queen B n’avait pas envie de révolutionner la façon de consommer de la musique et par conséquent l’industrie musicale dans son intégralité. Avec ce nouvel album, Beyoncé n’a pas cherché non plus à se renouveler et à l’instar de Kylie Minogue et son projet Disco, elle nous promène en 16 pistes avec une musique résolument dance, avec des inspirations puisées dans le rétro sans oublier des samples en cascade de titres taillés pour se trémousser qui vont rappeler de bons souvenirs aux musicologues avertis et qui donneront l’envie à d’autres de se plonger dans ce que la musique faisait de mieux dans le genre dansant au sein des années 80-90’s. Bien entendu, on ne connaît pas encore la teneur exacte des deux prochains albums qui suivront celui paru cette semaine, mais en tout cas la production de celui disponible actuellement n’a que pour objet de faire se trémousser après des années difficiles dont on ne voit pas encore le terme, sans trop se prendre la tête et ici les sons urbains auxquels Beyoncé nous avait habitués, sont abandonnés au profit d’une musique ambiancée qui fera du bien à l’âme chez certains et qui redonnera du pep’s à d’autres en tentant d’évacuer le lot d’idées noires qu’ils ont stockées à l’intérieur de leur cerveau avec cette foutue pandémie et cette guerre qui rejaillit en Europe, sans oublier des titres aux influences country. Au niveau des invités qui ont participé à ce nouvel opus, Beyoncé s’est limitée dans ses choix et a décidé de remettre en selle Grace Jones, tout en mettant en avant la révélation Tems et en y ajoutant une pincée de rap, grâce à la participation de Beam. Comme elle l’avait déjà fait pour le titre « Apeshit » en collaboration avec Jay-Z, en illustrant ce clip par une véritable incursion au Musée du Louvre, mettant même en valeur des tableaux de renom, Beyoncé dans le cadre de ce nouvel album affirme haut et fort son amour pour l’art, grâce à la pochette où on peut voir l’artiste assise au sommet d’un cheval céleste et hologographique et ce dans une combinaison argentée qui laisse dévoiler la nudité d’un corps sublime d’une artiste âgée de 40 ans, ayant donné la vie à trois enfants, un clin d’oeil sans aucun doute à la noble Lady Godiva qui n’avait rien à voir avec la production de chocolats délicieux, mais qui se livrait à la peinture. D’autres puristes y verront même une référence à peine déguisée à Bianca Jagger, arrivant au célèbre studio 54 sur un cheval. Elaborées en étroite collaboration avec l’auteur-compositeur Ryan Tedder, connu pour avoir travaillé à Adèle, The Jonas Brothers ou encore Taylor Swift, les chansons cuvée 2022 de Beyoncé n’ont pas d’autre but que de nous vider la tête et à l’aube d’un second mois d’été pas question de faire la fine bouche et on accepte avec plaisir, cet album sans véritable révolution mais qui fait tant de bien au coeur et à l’âme, que l’on se laisse tenter sans faire la fine bouche, reste à savoir de quelles tendances seront faites les deux prochaines créations de l’artiste à paraître prochainement, et après une bonne rasade de Lemonade, continuons à nous désaltérer avec l’esprit pep’s de Beyoncé.

CHRISTOPHE COCU (588)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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