Ainsi soit Eels ! :

Depuis la consécration d’un premier album paru en 1996, « Novocaine for the soul », le groupe Eels et son leader Mark Olivier Everett ne chôme pas, et boosté par une collaboration avec John Parish, qui a déjà travaillé avec les plus grands dont PJ Harvey, Giand, Dionysos, Arno, il revient en ce début d’hiver avec un nouvel album intitulé « Witchcraft », un joyeux cocktail rassemblant les ingrédients qui ont fait le succès du groupe jusqu’à alors, à savoir de la pop, du bon funk et un rock sauce vaudou, avec l’ambition de s’éloigner depuis quatre ans maintenant, de l’étiquette torturée qui collait à la peau du leader et de son groupe pour en revenir à un style musical plus mélodique, sans oublier non plus des sons de guitares énervées , le tout pour faire la juste part des choses. L’idée de retrouver John Parish pour la réalisation de ce 14ème album a été initiée par Mark Romanek qui a contacté Mark Olivier Everett, en lui disant que pour le moment il réécoutait beaucoup « Souljacker », justement un album réalisé par John Parish pour le groupe, qui fait partie on peut le dire des fleurons de la renommée de Eels. Après s’être renseigné auprès de l’homme providentiel afin de voir si une nouvelle collaboration était possible, Eels s’est par conséquent remis au travail avec John Parish rien que pour le meilleur et dans une ambiance de confinement, qui fait surtout primer le travail à distance, ce qui n’est pas toujours facile pour résoudre certains aspects techniques tout en échangeant des idées constructrices pour le projet des retrouvailles mais au final pendant un mois Eels et leur bienfaiteur se sont mis au travail dès l’aube, avec en boîte une nouvelle série de chansons dont l’écriture semble avoir été facile à réaliser, et pour lesquelles aucun fil conducteur n’a été tracé, avec toujours en toile de fond la vie et ses sources d’inspirations, avec une part belle taillée aux chansons rock and roll qui faisaient défaut aux productions précédentes dont Earth to Dora, l’avant-dernier opus. Il faut dire aussi qu’entre la période comprise entre 2014 et 2018, que le groupe s’est fait rarissime, imposant un très long silence radio à son public, on sait aujourd’hui que la longue tournée de 2014 a été particulièrement éprouvante et éreintante pour le groupe, ce qui méritait bien de prendre recul pour revenir en bien meilleure forme, avec depuis le redémarrage des productions qui s’enchaînent, avec toujours comme mentir l’envie d’être libre dans le choix créatif, grâce à un label « E Works », qui appartient au groupe, dont le premier album avait été produit par Dreamworks fondé par le grand Spielberg et David Geffen, sans que cela laisse à Eels des souvenirs impérissables. Quand on leur demande après tant d’années si la sortie d’un nouvel effort musical demeure toujours une appréhension, Eels semble ne pas apporter trop d’importance à cela car comme bon nombre d’artistes, une fois qu’un projet est abouti, il n’appartient plus au groupe et au final Mark Olivier Everett préfère s’impressionner lui par rapport au cheminement accompli depuis des années, avec la volonté de sortir des sentiers battus et de ne pas toujours proposer la même chose, gageons que ce nouvel album est une parfaite réussite qui fera de ce 14ème opus, l’un des premiers disques phares de ce début d’année.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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