A momentary Lapse of reason 2.0 :

A momentary Lapse of reason 2.0 :

Initialement disponible depuis 1987, A Momentary Lapse of Reason ressort dans les bacs, à l’image de nombreux classiques du groupe Pink Floyd qui tous les ans, s’offrent une nouvelle jeunesse au sein des bacs des disquaires, et ici en terme de seconde vie, certaines des parties originales des claviers de Richard Whright et les nouvelles pistes de batterie de Nick Mason, ont été remises au goût du jour par les producteurs David Gilmour et Bob Ezrin afin de rétablir l’équilibre des trois membres du groupe investis sur le projet à l’époque car ou cet album signe le départ de Roger Waters, qui était le pilier fondateur du groupe et qui a bien tenté de dissoudre Pink Floyd et le précipiter dans la chute du départ, mais c’était sans compter sur la détermination de David Gilmour qui est également l’un des ADN majeurs du groupe, qui déjà empêtré dans une affaire personnelle de divorce, doit également livrer le combat avec des avocats qui lui ont été envoyés par son ancien poteau musicos, Roger, qui est furieux du comportement borné de son ex-complice qui compte bien non-seulement créer de nouveaux titres, mais également mener le groupe à travers une nouvelle tournée gigantesque dont il a le secret. Enregistré au sein du studio-péniche plus connu sous le nom « Astoria » de David Gilmour, ce nouvel opus va se fonder sur une base de titres mais pas l’ensemble que Gilmour se réservait à la base pour un projet plus personnel. Nick Mason pour sa part même s’il reste fidèle à la réalisation de ce nouvel effort musical, sera remplacé par Carmine Appice sur « The dogs of the War », et par Jim Keltner sur One slip, Learning to fly ou encore On the turning away. Pour ce qui est de Rick Wright, le fait qu’il soit non membre à part entière va le laisser également de côté par rapport à ce nouveau projet, et il va devoir concéder sa place au claviériste John Carin qui va co-signer « Learning to fly ». Avec toute cette désorganisation digne du plus grand bordélito, certains avaient déjà condamné « A Momentary Lapse of Reason », bien avant sa commercialisation mais à tort semble-t-il car le public va répondre néanmoins présent et hisser l’album à la 3ème place des hit-parades de la Côte Atlantique, tandis que ce pauvre Roger Wauters habitué aux bains de foule en mode groupe, va désormais devoir composer avec des salles de 6.000 personnes, au sein desquelles il ne réunira que la moitié, tandis que son ancien groupe de prédilection continue à jouer dans des stades bondés pouvant contenir 80.000 personnes, la preuve qu’en musique il faut toujours persévérer quoiqu’il advienne. Toujours en conflit actuellement, Roger Waters aime à dire de Gilmour qu’en réalisant cet album, il s’est rendu coupable de contrefaçon habile, mais ne boudons pas notre plaisir car ce disque est une réussite, et fait toujours plaisir à réentendre.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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